06 août 2017

La dialectique du fou : 09 - La politique et la voix au chapitre

La dialectique du fou

Tout le monde connaît la diagonale. Ce truc qui en travers permet d'atteindre l'autre bout du miroir sans passer par les autres sommets.

Je voudrais vous faire partager mes élucubrations lexicales, celles de mes succès et de mes échecs. C'est la raison de ce titre thématique.

Et je poursuis cette série, qui connaîtra les épisodes que je saurai y ajouter, "à demain si vous le voulez bien", comme disait un monsieur loyal radiophonique, mais aussi si je le peux bien.


La politique et la voix au chapitre

La voix au chapitre on l'a dit il y a peu serait cette faculté de chanter avec les autres de participer au concert en tant qu'instrumentiste, que chef d'orchestre pourquoi pas ?

Et d'ailleurs, à ce propos : le chef d'orchestre ? Son rôle, son titre ?

Il est chef parce qu'il coordonne et que les musiciens sont bien d'accord. Si le chef assure bien sa mission, le public entendra sans doute une belle exécution.



Avez-vous déjà vu un orchestre en désaccord avec son chef ? Le résultat est variable. Misérable si les musiciens n'en font qu'à leur tête, le résultat peut se transformer en lutte d'égos et ne pas permettre de jouer la partition.

Une lutte d'égos est une lutte de gens qui ne veulent pas se sentir égaux. Etonnant non ?

L'égo c'est moi. Les égaux ne se mettent jamais au singulier. On est forcément plusieurs quand on est égaux. Quoique, si je te respecte je peux dire que je suis ton égal, ou que tu es mon égal.e.

Et si je m'en fiche, je dirai que tout ça m'est égal, mais ça n'a rien à voir.

Donc le chef est chef pour coordonner. Et si un soliste fait la tronche et ne veut pas être pile dans le truc avec les autres, le chef a beau être chef, ce n'est pas d'un coup de baguette qu'il changera les choses.

La baguette est un symbole, en principe ce n'est pas une arme de persuasion ou de dissuasion.

Ce qui commande vraiment dans l'orchestre c'est la confiance que les uns ont envers les autres, et tout le monde, le regard tourné vers le chef, suit le mouvement.

C'est beau comme un grand bâteau, quand ça prend pas l'eau.

Et c'est beau parce que tous les musiciens qui ont été embarqués dans cette galère ont la voix au chapitre. C'est les spectateurs qui vont être contents.

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