06 août 2017

La dialectique du fou : 04 - Mesure et démesure

La dialectique du fou

Tout le monde connaît la diagonale. Ce truc qui en travers permet d'atteindre l'autre bout du miroir sans passer par les autres sommets.

Je voudrais vous faire partager mes élucubrations lexicales, celles de mes succès et de mes échecs. C'est la raison de ce titre thématique.

Et je poursuis cette série, qui connaîtra les épisodes que je saurai y ajouter, "à demain si vous le voulez bien", comme disait un monsieur loyal radiophonique, mais aussi si je le peux bien.


Mesure et démesure

Ce qui se mesure est ce qui peut être décrit selon une dimension particulière.

Je mesure une longueur, un poids, une durée ... des mètres, des grammes, des secondes.

On mesure en fait selon des dimensions bien spécifiées, avec des unités de mesure qui sont en nombre parfaitement connu, limité, et admis universellement. Le système international d'unités prévoit tout. Tout ce qui peut se mesurer.



Ah oui. Existe t-il des choses qui ne se mesurent pas ? Ou mal ? Eehhh ... oui. Le sentiment que tu me portes, ou celui que je te donne ... c'est plus compliqué à mesurer.

Mais ce qui se mesure on le connaît bien. Ce sont :

- la masse en kilogrammes
- le temps en secondes
- la longueur en mètres
- la température en degrés ... kelvin
- l'intensité électrique en ampères
- la quantité de matière en moles ... !
- l'intensité lumineuse en candelas.

La matière mole peut être dans tous ses états, aussi bien dure que nébuleuse, et pas nécessairement molle. Une mole de matière molle est une quantité qui peut donner une réponse assez intéressante à la question qu'est-ce qui est le plus lourd entre une mole de plumes et une une mole de plomb ! Mais ce n'est pas le sujet.

Ce qui se mesure a une particularité intéressante c'est qu'on le mesure par rapport à des unités et dans l'une des dimensions du système d'unités.

Donc c'est simple.

Ce qui ne se mesure pas est par définition sans mesure, éventuellement infiniment petit, ou infiniment grand, ou de dimensions inconnues, enfin bref ... démesuré.

Pourtant il y a bien des choses que nous mesurons, comme l'amour que l'on porte à une personne et qui n'a d'égal que celui qu'on lui rend ... en général quand on s'aime beaucoup, immensément, ou démesurément. Bizarre ? Mais en fait non.

La démesure n'est pas toujours une gêne ou une contrainte, et on est bien content de produire des choses qui ne se mesurent pas toujours.

Il y a une chose qui est étonnante tout de même. Ce système d'unités de mesures ne contient pas la notion de richesse. Tant pis pour les victimes de l’avarice et des avaricieux  ... mon argent, mon bon argent ... ma cassette, mais où ai-je mis cette cassette ?

Or s'il est une discipline humaine qui occupe l'esprit tout le temps pour beaucoup de gens, c'est bien l'économie, la finance, la richesse ou la pauvreté.

Si je manque de cinq euros pour bouffer aujourd'hui je vais consacrer un temps très long à y penser. Alors que si je ne dois pas compter, je dépense sans compter, et je peux sans mesure acheter plein de trucs avec démesure.

Intéressant. Plus j'ai d'argent ou de richesse, moins je passe de temps à réfléchir comment dépenser avec démesure. Et donc, moins j'en ai, plus ça peut me préoccuper au fur et à mesure.

Est-ce une dimension nouvelle pour laquelle il faut créer une unité du système universel ?

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