Une lecture pour un dimanche d'hiver !
La cigale et la fourmi ! Et autres fables.
A votre avis, combien pèsent les insectes sur Terre ? On va dire pas au kilo, mais en proportion ? Avons-nous des ancêtres communs avec les insectes ? Et plus près de nous qui sont nos ancêtres. Il y a des gens qui ont de drôles d'occupations quand même.
Latreille reporte, dans l'avertissement de ses "Mémoires sur divers sujets de l'histoire naturelle des insectes, de géographie ancienne et de chronologie" (Edité à Paris, chez Déterville, librairie, rue Hautefeuille, n°8, 1819), ces réflexions de M. Legoux de Flaix, voyageur dans l'Inde, qu'il affirme tenir toujours en sa mémoire :
"Nous serions moins incrédules si, de bonne foi avec nous-mêmes, nous séparions, dans le calme de la raison, la partie dogmatique de nos livres et de nos traditions, d'avec la partie qui n'est que philosophique; alors nous respecterions plus la révélation en tout ce qui concerne la morale sur laquelle s'appuient toutes les Religions; alors en dégageant nos livres sacrés de tout ce qui appartient aux sciences physiques, la Religion y gagneroit en même temps que nos connoissances s'accroîtroient, puisqu'aucune barrière ne les arrêteroit plus dans l'explication des phénomènes de la nature et de l'ouvrage merveilleux de la Providence; alors enfin, les hommes en deviendroient meilleurs, et seroient plus justes et plus reconnoissans envers celui qui les créa, ainsi que toutes choses pour leur bonheur."
"Nous serions moins incrédules si, de bonne foi avec nous-mêmes, nous séparions, dans le calme de la raison, la partie dogmatique de nos livres et de nos traditions, d'avec la partie qui n'est que philosophique; alors nous respecterions plus la révélation en tout ce qui concerne la morale sur laquelle s'appuient toutes les Religions; alors en dégageant nos livres sacrés de tout ce qui appartient aux sciences physiques, la Religion y gagneroit en même temps que nos connoissances s'accroîtroient, puisqu'aucune barrière ne les arrêteroit plus dans l'explication des phénomènes de la nature et de l'ouvrage merveilleux de la Providence; alors enfin, les hommes en deviendroient meilleurs, et seroient plus justes et plus reconnoissans envers celui qui les créa, ainsi que toutes choses pour leur bonheur."
















