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| L'image du jour présentée par la NASA, relevant les incendies détectés par satellite sur l'ensemble de la surface de la Terre ( https://worldview.earthdata.nasa.gov/ ) |
Qu´est-c´qu´on a fait des tuyaux?
Des lances et d´la grande échelle
Qu´est-c´qu´on a fait des tuyaux?
Pas d´panique il nous les faut
Mais l´incendie là-bas fait rage
Et le ciel est noir de fumée
Et tous les gens dans les étages
Se dis´nt : "Mais que font les pompiers?"
Il n´y a pas de temps à perdre
(L'incendie à Rio : Sacha Distel - Gérard Gustin - Maurice Tézé)
On a pu observer de nombreux faits divers particulièrement violents ces derniers temps, dont la cause probable est une certaine exacerbation des tensions entre les gens, provoquant des mouvements d'humeur aux conséquences souvent graves. On ne sait pas démontrer une corrélation entre l'élévation des températures et l'énervement des clampins de base, mais bon.
Ainsi, nous avons pu noter l'histoire du client, à Versailles, qui roue son coiffeur de coups parce que ça coupe ne lui plaît pas, celle d'un consommateur qui défouraille et tue un serveur, invoquant le fait que son sandwich ne venait pas assez vite, on ne compte plus les heurts parfois accompagnés de coups ou de tirs d'armes à feu pour des places de parking ... inquiétant comme ambiance, d'autant qu'il ne s'agit pas, là, de cinéma, mais bien de faits divers réels. J'ai une pensée pour les victimes. Vraiment. Dézinguer un être humain est devenu d'un banal, et c'est à tous les niveaux de la société.
On peut se demander à quel moment l'humanité a commencé à déraper, parce qu'il y a quand même eut une époque où ça ne se faisait pas ce genre de choses ?
La banalisation de la violence est inquiétante, parce qu'elle engendre toujours des drames, des injustices irréparables, qu'elle est le reflet de l'humeur de toute une société. Les faits qui conduisent à des préjudices graves, à l'assassinat de personnes qui n'avaient rien demandé, s'ajoutent aux faits de personnes qui demandaient peut-être quelque chose mais qui pensaient pas que ça les conduirait à l'hôpital ou au cimetière.
La société s'émeut, à juste titre, des féminicides, parce que c'est une chose absolument inacceptable, mais ce qui n'est pas acceptable non plus, c'est de considérer qu'il peut y avoir des violences qui seraient possibles et justifiables tandis que d'autres ne le seraient pas. Du moment qu'on ouvre la boite à Pandore, il ne faut pas espérer que son contenu se contente de rester dedans.
Donc on comprend qu'on sait pas gérer les choses assez bien pour empêcher les féminicides, et c'est assez dramatique comme ça. On sait pas empêcher les serveuricides, les coiffeuricides, les manifesticides ... ça commence à faire beaucoup. Ça empêche même de prendre un chef d’État au sérieux quand il veut faire la leçon à un autre sur les libertés de manifester.
Il y a un côté poilant de ce point de vue à constater la qualité des échanges "amicaux" entre Poutine et notre Macron national. L'un explique à l'autre que c'est pas bien la Russie du point de vue démocratique, et l'autre renvoie le fait que la France c'est pas génial côté respect de la personne humaine. Le tout sur fond de communication un peu arrangée, d'un côté comme de l'autre on s'accuse avec tact mais fermeté de désinformation.