07 mai 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 7 mai 2019


La parole est d'argent, et le silence est d'or. Sur fond de forêt guyanaise, un monceau de métal jaune disposé en plaquettes bien rangées.

Une montagne d'or dure à conduire sur le plan politique. 
Pour ce soir ce n'est pas un journal, c'est une manchette, façon sport de combat, pan dans la tronche.

Le président est désormais réticent sur le projet "Montagne d'or", concession minière qui serait proposée pour mettre en place une industrie d'extraction du métal précieux.

D'un côté des industriels affairés, ou des affairistes industriels, ce qui ne revient pas au même et on laissera chacun décider de ce qui leur correspond le mieux, souhaiteraient réduire en bouillie une zone de forêt primaire, en procédant à l'extraction chimique d'or à l'aide d'un procédé cyanuré. De l'autre des amoureux du coin, ou des habitants aussi, et pas mal de gens s'opposent à l'industrialisation d'une forêt lointaine.

05 mai 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi.5 mai 2019

Le faux-pas de Jean-Antoine Watteau (grand-oncle de François Watteau). La scène présente un keum qui pousse le bouchon un peu trop loin avec la meuf, il voudrait bien, mais elle est pas d'accord. Et quand faut pas, faux-pas.


Le faux-pas. Fallait pas.

Faut pas gonfler Gérard Lambert, quand il répare sa mobylette. Le faux-pas est un truc qu'on n'aurait pas dû ...

Le faux-pas désigne :

- un pas qui fait perdre l'équilibre
- un manquement à l’étiquette, la civilité, ou à la politesse
- une erreur, une gaffe

En langage courant, le pas désigne le déplacement d'une jambe lors de la marche. C'est par extension la distance qui sépare l'empreinte d'un pied de l'empreinte de l'autre pied, et de ce fait le pas a pu être utilisé à différentes périodes de l'Histoire pour mesurer des distances parcourues ... principalement dans le cadre des groupes et civilisations qui ne disposaient pour transports en commun que des déplacements à pied.

Le lien est fort entre marche et pied, le mot marche pouvant aussi définir un dispositif permettant de s'élever sur un degré de traverse plus élevé, ce lien, fort donc, peut conduire à des sens divers et des utilisations complexes.

C'est ainsi que Philippe Breton mentionne dans "La parole manipulée" : On a vu clairement à quel point tout cela avait nourri un système du laisser-faire au service des puissants, qui n’utilisent la démocratie que comme marchepied de leurs intérêts et de leurs affaires.

En construction, le pas est une pierre qu'on pose à niveau ou plus élevé que le pavé, entre les deux jambages d'une porte, et qui saille au-delà du nu du mur. Le pas de porte est aussi appelé seuil de porte. Mais quand le pas de porte fait une saillie, il ne faut pas en déduire qu'il cherche à baiser quelqu'un, ça n'a rien à voir.

Ah, oui ! On était parti sur les faux-pas. Ben des faux-pas y en a plein l'actualité, c'est un signe du moment sans doute.

29 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 29 avril 2019


Moteur, lumière ... des pas sur le trottoir ...

Une actrice dépassée par son rôle et les évènements pour lesquels elle a sa part de responsabilité ... son rôle se termine par une descente d'escalier qui symbolise la fin d'une descente aux enfers ... ou quand on pense être le centre du monde et qu'on n'a rien compris à la réalité. Images tenaces de Sunset Boulevard (Boulevard du Crépuscule), film considérable, habillé d'une touche musicale superbe accompagnée de yaourt, dans sa version française, par Monsieur Daniel Bevilacqua, ... ^^

Monsieur cinéma ? Cinéma Monsieur !

- "Nom de Dieu d'bordel de merde" !

- Il y a un problème ?

- Non, je cite.
- ?

- Jean-Pierre Marielle. C'est lui qui dit ça dans les Galettes de Pont-Aven en admirant les fesses de Jeanne Goupil. Et ce qui est grand dans cette scène, c'est pas le côté concupiscent, c'est l'immense marque de respect de l'acteur pour son rôle, et pour la femme du réalisateur du film, Jeanne Goupil était quand même la compagne de Joël Séria. Ce qu'il regarde ne le transforme pas en animal lubrique, il fait l'acteur, juste ce qu'il faut pour ne pas transformer une telle scène en foutaise. Il est grand, même dans un moment pareil. C'est beau le talent, même si il faut pas oublier que c'est avant tout le fruit d'un long travail.

Et il nous quitte sur tant de beaux rôles qu'il a parfaitement su incarner, avec la simplicité magnifique des virtuoses qui semblent ne faire aucun effort pour interpréter tout ce qu'on leur demande.

On meurt pas mal ces temps-ci, note bien que ça doit pas être plus que d'habitude, mais Jean-Pierre Marielle, ça fait partie de mes meubles à moi. Je l'ai adopté dès l'enfance, sans voter, ni pour ni contre, et à l'opposé de gens pour lesquels on doit voter, ben lui il incarne ma France et ma langue française au même titre que quelques autres, de ceux qu'on n'enterre pas avec tant de faste que ça.

Donc il n'ira pas au Panthéon, sans doute, mais pourtant il a dû faire plus de bien à ses congénères que d'autres pensionnaires de la comédie pour l'éternité. N'empêche qu'au jeu de la comédie humaine il y a de très mauvais acteurs, alors qu'à celui du théâtre et du cinéma, lui a été un grand homme, simple et toujours au sommet de son art.

Tous les matins du monde ... magnifique. Quel perfection. A comparer à ce qu'on voit de nos jours, vie de chien, c'est tous les mâtins du monde.

Voilà. Donc ça c'est fait, maintenant on passe au petit théâtre de boulevard.


- Tu fais les rues maintenant ?

- Non, non, les places aussi, les églises, les troncs des églises, je fais tout ce qui me tombe sous la plume.

On lit de ces trucs dans la presse quand même ! Maintenant Notre-Dame de Paris est menacée par le vent. L'autre jour c'était par le feu. Ça peut se comprendre bien sûr, la vieille dame est ébranlée par ce qui lui arrive, il faut sans aucun doute se dépêcher de la retaper.

24 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 24 avril 2019

Fonte des glaces, ça s'accélère. En vrai, c'est l'info la plus importante de ces jours-ci. Mais dans la pratique pas mal de gens s'en foutent alors on va parler d'autre chose.

Espèce de grand flou va !

Il paraîtrait qu'on va devoir travailler plus, mais on sait pas comment, ni trop pour quoi faire.

Enfin on sait au moins pourquoi, c'est pour remplir les caisses qui sont vides, mais on a cru comprendre que ce serait travailler plus pour gagner ce qu'on voudra bien nous donner, ce qui ne veut pas dire pour gagner plus. Et puis en fait non, c'est pas pour remplir les caisses, parce qu'on travaille de plus en plus souvent pour moins d'argent au bout du compte. En fait il faudra travailler plus pour faire plaisir au type qui est installé sur le sommet de la pyramide.

17 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 17 avril 2019

 En bandeau, la Stryge de Notre-Dame de Paris qui contemple la ville.


- C'est sûr que c'est triste de voir Notre-Dame partir en fumée, mais on a évité le pire, elle est quand même pas complètement foutue.

Ça prendra le temps que ça prendra pour la remettre, le plus probablement à l'identique de ce qu'elle était, enfin on verra bien. Que ça prenne quelques années, ce n'est pas tellement grave pour une vieille dame vieille presque comme ... Mathusalem !

C'est marrant quand même de constater à quel point la plupart des gens y tiennent à ces vieilles pierres, pas pour des raisons toujours semblables, mais l'Histoire c'est l'Histoire, et la cathédrale de Paris en a vu passer des trucs. Elle a résisté à des guerres, des révolutions.

Il y a eu des gens qui l'avaient pris pour cible, mais rien à faire elle a toujours été sous une sorte de protection divine, ésotérique, enfin on sait pas, mais c'est comme ça.

Et là, pour un chantier pas assez surveillé, on a craint le pire.

Paris brûle t-il, "brennt es Paris ... ?". Etrange destinée.

15 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 15 avril 2019

En bandeau, et ci-dessous, extrait d'une image du film "L'homme qui en savait trop", et dont la chanson 'Que será, será', fut écrite pour le film et à la demande du réalisateur.

Que será, será
Whatever will be, will be
The future's not ours to see
Que será, será
What will be, will be
Que será, será


- Au fait, ils t'ont bien envoyé un bon de commande pour leur truc ? 

- Un bon de commande ? Pour faire une facture ? Non mais où tu vis toi ? On est sur Terre là. "Ils" ont demandé un coup de main, un coup de neurones, ils en manquent, mais ils ont pas demandé une prestation de services officielle.

- Ah ! Ca veut dire qu'on va encore pas être payés pour les deux jours.

- Mais enfin, c'est dans l'intérêt surpérieur de la Nation mon biquet.
 
- Ben dans l'état où elle est la Nation, le seul truc qui reste digne de porter le nom c'est la place et encore. 

- Rooo, bon, donc non on sera pas payé, et on a quand même avancé. Donc ils vont pouvoir boucler le truc dans la journée pour que la prise de 20h soit la bonne.

12 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 12 avril 2019



En bandeau, je vous ai mis Buffon, avec en clin d’œil une page de son "Histoire naturelle" (source BNF), parce que ça mérite le détour, le tout sur fond d'étoiles comme il ne les a jamais vu, et probablement la plupart d'entre vous non plus, parce qu'en vrai, on les voit pas comme ça les étoiles, nos yeux ne sont pas assez perçants. Mais si on veut regarder avec les bons outils, c'est bien comme ça qu'il faut voir le vaste Monde, l'Univers, et les gens qui ont quelque chose à dire sur tout ça. Et en introduction titre, quelques paroles du poinçonneur de Lilas, de Serge Gainsbourg.

Un jour viendra j'en suis sûr
Où j'pourrais m'évader dans la nature
J'partirai sur la grand'route
Et coûte que coûte
Et si pour moi il n'est plus temps
Je partirai les pieds devant

J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous 
...
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
 

07 avril 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 6 avril 2019

 Un air de Germinal

Le 6 avril est le jour du mélèze, 17ème jour de germinal.

C'est le jour de la mise en place du Comité de salut public. Il s'agit du premier instrument de gouvernement à proprement parler mis en place par un décret de la Convention. L'époque des comités de la Révolution est une période de bordel pas toujours joyeux, la démocratie ça s'apprend lentement ... et ça se perd vite.

Il y a cinquante ans, l'agitation étudiante s'installait dans la durée. Ce n'était pas encore la chienlit, et début avril on lançait la troisième législature de la cinquième République.

Pépée, le chimpanzé de Léo Ferré, récemment décédée eut les honneurs d'une chanson, la fusée Véronique partait de la base de Kourou. C'était juste un peu avant les débuts des Shadoks à la télé.

On assistait à l'émergence de nouveaux talents, avec parmi eux un certain Daniel Cohn-Bendit qui fera carrière en politique. Il allait devenir un grand homme des tas de pavés avant de devenir un tout petit homme d'état. Il a commencé en faisant la foire, normal qu'il finisse foireusement.

Début avril 68, le Caprice des Dieux passait à la télé, on y créait le spectacle pour le dentifrice Signal et les bonbons Krema.

Cinquante années passées ... où en est le Monde ?

29 mars 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 29 mars 2019

Le jour où ... il aurait sans doute été préférable de fermer son clapet !

On aurait pu baptiser cet édito, édito de croissance, c'est un livre, plus une page, avec les mots de Jean Yanne dans le "Permis de conduire" : "Est-ce que je vous demande pourquoi vous avez cette tête d'abruti, et pourquoi ça fait un bruit d'évier quand je la remue ?"

C'est l'histoire de mecs, ou de meufs, qui se sentent obligés de dire quelque chose pour pas s'entendre dire qu'ils n'ont rien dit, mais ce qui sort après réflexion de leur part peut faire bondir, réagir, dans tous les cas les sons qu'ils produisent ne font pas consensus. Et en fait ça pose question !

Est-il mieux, pour une personne qui décide qu'elle doit absolument s'exprimer, de le faire quitte à tomber mal, à dire une connerie, ou à se prendre un manche de râteau dans la tronche ?

22 mars 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 22 mars 2019

"Les tasses, et moi". Photo-montage complètement nul, mais bon, ça fait rien, ça coûte pas cher, enfin, il faut le dire vite.
 L'Etat émoi !
 
Edouard fait la gueule. Il y a des gens qui sont en train de casser son jouet. Si ça continue ils vont exécuter l'exécutif, ce serait hâtif, et le Edouard à tif, c'était avant.

J'ai rien contre les dégarnis, ça me gagne depuis quelques années, crâne d’œuf ça vaut aussi pour moi.

Donc la commission d'enquête a donné ses conclusions au bureau du Sénat, qui a longuement pesé le pour et le contre avant de donner son avis et sa position.

15 mars 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 15 mars 2019


En bandeau : image du film "Les baratineurs" de 1965, qui n'est pas un grand film, mais il y a de bons moments quand même. Et ces baratineurs-là sont plus réjouissants que d'autres.

- Oui bon, quand même, tu vois bien qu'on va pas arriver à boucler le journal avec une actu pareille, plein de faits, mais pas d'infos cadrées, et les bras cassés qui nous servent de journalistes arrivent pas à faire passer leurs contacts à table sur rien ...
 
- Bah, quand même on a eu des trucs pas mal. Bon pas sur les avions qui tombent ou les curés qui se tripotent, mais on a eu un débat de très haut niveau hier soir, c'était l'enfant et l'oiseau sur le plateau, Le Pen en face à face avec quelqu'un à sa dimension. Pas comme en 17, là elle a pas titubé devant le néant. Une experte en business européen face à une fine connaisseuse des dossiers du même tonneau.

09 mars 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 9 mars 2019

 En bandeau : le naufrage du Minotaur de William Turner (extrait)

Et si il arrive pas Zorro, on fait quoi ?

Le nouveau credo du Doudou : il faut débrider la concurrence.

Il fantasme sur la solution miracle aux problèmes de pouvoir d'achat des gens : la concurrence à tous les étages, ça fera tomber les prix ...

pssst, pssst m'sieur Edouard ... pssst : tu mets les boules à la France avec tes conneries. Si on fait tomber les prix par terre, comment qu'on va payer les salariés qui produisent ? Ils mettrons la concurrence à la concurrence ? Quand la baguette va tomber à 3 centimes, je te fiche un billet de 10 centimes que les pains c'est pas à la boulangerie que vous allez les prendre au gouvernement. Ou pire, on bouffera plus que du pain décongelé à la sortie du bateau déboulant sur le port italien de Gènes en arrivant tout droit de Chine.

Donc, depuis quelques temps, Edouard Philippe est tombé dans la béatitude des admirateurs de Friedrich Hayek, "père" du néolibéralisme. Celui-ci expliquait, dans "La Route de la servitude", que l'ascension du fascisme et du nazisme n'a pas été une réaction contre les tendances socialistes de la période antérieure, mais un résultat inévitable de celles-ci. Je vous laisse prendre vos références avec tout ça, et vous me direz si on ne serait pas en droit de craindre une certaine affinité entre les gens les plus fâcheusement allumés ou pétés du casque et un premier ministre qui risque d'avoir la tête confuse avec des références économiques aussi sulfureuses et chargées de non-sens.

25 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 25 février 2019

En bandeau : détail du tableau de Félix Philippoteaux mettant en scène Lamartine le 25 février 1848 devant l'hôtel de ville de Paris, lors de la "troisième" révolution française.

Le salon de l'agriculture a ouvert ses portes et, comme c'est l'usage, le chef de l’État y a été de son inauguration, avec discours, tripotage de culs au milieu de quelques poules, le cul des vaches hein. Il a osé tenter un exploit sportif en y consacrant 14 heures d'un coup et en rentrant un samedi soir un peu avant minuit à la maison, coucouche panier, papattes en rond.

L'entraînement progressif qu'il poursuit avec les débats de plusieurs heures devant plusieurs centaines d'élus, et autres invités triés sur le volet, lui a permis de montrer que contrairement à ce qui se disait dans son entourage, il y a un peu plus d'un an, l'inauguration du salon de l'agriculture ça peut être utile en politique et pas seulement en se contentant de faire semblant. Que n'avait-il accusé Chirac, Sarkozy et Hollande d'avoir été des has-been et qu'on allait voir ce qu'on allait voir avec le sang neuf ... ça c'était avant, maintenant le neuf est retombé à huit et Macron vieillit à vue d’œil.

En fait non d'ailleurs, il ne vieillit pas, il s'encroûte. Un président en pleine santé, et dont le dynamisme serait intact, partirait quelques jours slalomer sur les pentes enneigées des montagnes, ben là, on le reconnaît plus bistouquet, il tient la Lanterne à Paris, finie la vie de bâton de chaise, et adieu les bâtons de ski. C'est les bâtons rangés qui remplacent le planté de bâton.

21 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 20 février 2019

En bandeau : fragment d'une sculpture découverte à Poitiers l'an dernier, associé à ma pensée du moment (l'image de gauche est une récupération sur le ouèbe, j'en remercie l'auteur que je n'ai pas su identifier).

La torgnole
 

On vient d'avoir une super Lune hier, de celles qui sont plus grosses parce que la Lune se trouve au plus près de la Terre au moment où elle est pleine, ça c'est dans le ciel, là où tourne Jupiter, la planète, l'astre véritable, on vient de prendre aussi un nouveau truc au firmament, des imbéciles par contre, pas des astres mais des désastres.

Mon bistouquet préféré vient de se prendre un retour de manche de rateau dans la gueule avec les conclusions de Philippe Bas et de ses collègues de la comission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla ... enfin maintenant il ne faudra vraiment plus parler de l'affaire Benalla, donc Yslapeth vient d'hériter d'une décoration supplémentaire, on pourra aussi désormais l'appeler le président Torgnole, vu ce qu'il vient de se manger, présenté très poliment et fort réglementairement, comme compliment.

Le morceau de bravoure du président de la commission des lois au Sénat a permis de bien expliquer la méthodologie, très sourcilleuse et pointilleuse, suivie par les sénateurs, et il a bien documenté le soin particulier pris à ne pas s'intéresser aux personnes impliquées dans différents problèmes signalés et analysés, mais aux fonctions.

Et si Benalla est un pilier de Bas qui voit au moins double, dans l'explication des textes il est précisé qu'Alexandre le malheureux a fauté tant et plus et un peu dans tous les sens, mais si on lui avait fait panpan cucul dès le départ on aurait évité de mettre la fonction présidentielle en danger. Enfin là, c'est un court résumé.

14 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 14 février 2019

Bandeau : parmi les bobines collées ici dans le désordre, il y en a une qui supporte bien la ressemblance avec Chirac, et pour cause, mais ça n'avait jamais été aussi frappant.

L'opéra de quête sous.

Dans l'opéra de quat'sous, en prélude, on débarque dans la foire à Soho. « Les mendiants mendient, les voleurs volent, les putains font les putains. » Un chanteur des rues interprète la complainte de « Mackie-le-Surineur » ... je cite le prélude du livret.

Pourquoi je cite ce truc ? Euh ... non, en fait j'ai rien dit ... mais j'aime bien l’œuvre de Bertolt Brecht et Kurt Weill. Bon, bref, passons à l'actualité.

Je partage un truc avec Sarko, dans ce monde tout est vraiment possible, j'ai fait ma conversion chouquettes depuis des années. La chouquette, quand elle est du jour, c'est trop bon.

C'est à peu près le seul point commun que j'ai avec le p'tit Nico, mais ça me laisse penser que l'humanité a de ces trucs qui peuvent sauver les meubles quand on a des gens dans le nez. Et pour ça, je pense que le pétrin dans lequel on peut tous se mettre un jour ou l'autre n'a pas de meilleure version que celui du boulanger, surtout quand il n'oublie pas de mettre dans ses vitrines de bonnes viennoiseries, et quelques chouquettes.

C'est chou non ?

08 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 8 février 2019

En bandeau : montage montrant un bout de la salle des fêtes de l'Élysée, en version 2019 toute fraîche, une photo de la nouvelle mascotte de la boutique qui a permis, dit-on de payer les travaux de rénovation de la salle des fêtes, 500.000 euros, et sur la droite pour mémoire, une photo d'une mosaïque trouvée à Pompéi et dont une reproduction décorait déjà mon livre de latin au collège. Pompéi est la ville dont les fastes furent d'un coup effacés par l'éruption du Vésuve en l'an 76 .... oui 76 du temps des romains, pas du temps de Giscard, Jérusalem, maudit niaiseux (ça c'est du québecois).

La boutique de l’Élysée propose à la vente un nouvel objet collector, à l'effigie de Nemo, le seul compagnon de Macron à pratiquer le ruissellement pour de vrai. L'effigie est proposée à 99 euros l'exemplaire. Ils ont pas osé le mettre à 100 balles, de toutes manières aujourd'hui  pour 100 balles t'as plus rien.
Le mariage Alstom - Siemens est annulé, quand Monsieur Le Maire a demandé si des personnes opposées à l'union souhaitaient se faire entendre ... Margrethe Vestager, la commissaire européenne chargée de la Concurrence a expliqué que ce serait injuste de laisser ces deux-là convoler, et quand on dit convoler ... on voit bien que trop souvent on regarde passer les trains sans monter dedans.

06 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma totale mauvaise foi. 5 février 2019


L'actualité ne nous laisse aucun répit. Ça va trop vite, alors je vous mets des brèves, très brèves.

Ne rigolez pas, ça va de pire en pire, ou alors si, rigolez un peu, c'est toujours ça de pris sur l'adversité, ça va de mal en pitre.

04 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 4 février 2019

En bandeau : une actualité débordante, où l'on trouve le sujet fort du moment aux États-Unis : ce teint blanc tellement seyant est dû aux bons gènes, sans allergène, de l'Agent Orange. Êtes-vous pour ou contre ?

Christiane Taubira avait trouvé la formule ni-ni-de-de appropriée pour désigner le numéro 8 des présidents de la cinquième république, Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron, alias Yslapeth, bistouquet, Son Emanation, celui sans qui Jupitérien, mais avec c'est bien pire.

Bref, il nous a habitué à plein de choses nouvelles, mais il faut du temps pour arrêter de décoder quand même.

Ces derniers temps, il était enlisé à l’Élysée encerclé par les gilets jaunes, il est en train de les jeter comme des kleenex à la corbeille des inutiles, à moins de ne pas le laisser faire, ce qu'il est en train de tenter de pondre, ma poule, les bouseux qui jouent avec des karchers font figure de dinosaures leptoniques.

02 février 2019

L'actualité sous le filtre de ma (presque) mauvaise foi. 2 février 2019

Bandeau : illustration de Gustave Doré (détail), représentant Cendrillon au bal. On voit pas les basket de vair, ou les scandales dorés, normal tout ça c'est un conte.
 

Actualités à varier

Des fois ça te surprend comme ça, j'ai l'air d'une chanson en tête et des paroles qui sont pas les bonnes, mais je les mets quand même ici, pour pas oublier.

C'est le temps de la bourre,
le temps des coups de poing,
et de l'avant turle,
quand les dents ça va bien
on ne pense à rien
malgré les coups durs,
car le temps de la bourre
ça grince et ça court,
c'est dur toujours, on s'en souvient.

 
Le temps des bourre-pifs en continu, le douzième épisode des gilets jaunes qui manifestent avec pour fil rouge les violences policières et les vifs échanges qui naissent un peu partout du bon usage des armes sublétales.

Au café du commerce, il n'y a que les godets pleins qui rapportent sans ficelle

Pour deux francs et pas un saoul ... - Je regarde cette putain de carte avec ses points rouges. Elle a la chtouille. On a beau dire, ...